01/07/2011

Carlos Sastre fera le Tour... au micro

Vainqueur du Tour en 2008, Carlos Sastre grimpera cette année dans une cabine de commentateur. Son équipe Geox n'a pas été retenue par les organisateurs. Injustice?

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Pourquoi Andy Schleck va gagner le Tour de France

Cette année, tous les éléments semblent rassemblés pour que Contador soit battu par le Luxembourgeois. Voici pourquoi.

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Le Tour partira sans le Docteur Porte : une première en 40 ans

Il soignait les bobos des coureurs sur le Tour de France depuis 1971. Le Docteur Gérard Porte, médecin en chef de la Grande Boucle ne sera pas au départ samedi. Motif : un conflit avec les organisateurs.

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16/07/2005

A oublier au plus vite...

Briançon - Digne-Les-Bains (12 ème étape).

Je me souviens de Charly Grosskost sous les couleurs de Bic.
Je me souviens de Stephen Roche sortant du brouillard de la Croix Morand.
Je me souviens de Roger Pingeon dans son maillot à damier noir et blanc.
Je me souviens d'Andy Hampsten le torse à la perpendiculaire du guidon.
Je me souviens d'Eros Poli en tête au sommet du Ventoux.
Je me souviens de Bruyneel sortant comme un diable d'un ravin.
Je me souviens de Merckx et des Faemina vainqueurs à Woluwé-Saint-Pierre.
Je me souviens de Lucien Van Impe, transfiguré par Guimard.
Je me souviens d'avoir rêvé de boire une limonade Kas.
Je me souviens d'un pique-nique où la radio hurlait la défaite de Van Springel.
Je me souviens d'avoir vu le démarrage décisif de Kuiper à Yvoir.
Je me souviens parfaitement du jour où Vanderaerden a gagné Paris-Roubaix.
Je me souviens que le chrono a été inventé pour faire gagner Anquetil.
Je me souviens de l'inégalable légèreté de José-Manuel Fuente.
Je me souviens de la clavicule brisée de Pascal Simon sous son maillot jaune.
Je me souviens d'avoir escaladé le Causse Noir, Les Aravis et le Col d'Allos.
Je me souviens de la fière obstination de Joaquim Agostinho.
Je me souviens du sourire désarmant d'innocence des frères Otxoa.
Je me souviens du regard de braise traqué de Luis Ocana.
Je me souviens de l'accent doucement chantant de Barry Hoban.
Je me souviens de la boucle d'oreille de Gert-Jan Theunisse.
Je me souviens de la selle à appui lombaire de Thierry Marie.
Je me souviens des supporters hollandais dans l'Alpe d'Huez.
Je me souviens de l'inoxydable sagesse de Maurice de Muer.
Je me souviens de la course Roubaix-Huy, aujourd'hui disparue.
Je me souviens des noms ensoleillés de Labourdette et Villemiane.
Je me souviens même d'Italo Zilioli, de Dino Zandegu et d'Harm Ottenbros.
Mais il n'est pas sûr que je me souvienne de l'étape Briançon-Digne de ce Tour 2005.

(Georges Perec et David Moncoutié ne nous en voudront pas d'avoir ainsi quelque peu amoindri leurs talents...)

03:09 Écrit par lucien prudence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2005

Nous sommes tous des Kevin Hulsmans...

Courchevel - Briançon (11 ème étape). Pour le suiveur épris de justice sociale, le Tour est un monstre aussi sadique qu'inique. Il faut en effet bien du cynisme pour licencier ainsi sans préavis deux des plus honnêtes ouvriers de la maison. A Briançon, le vain sursaut de Vinokourov et Botero aura sans doute plus retenu l'attention de la caravane que l'exclusion de Jens Voigt et de Kevin Hulsmans, coupables d'avoir passé la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le délai autorisé par la performance du Kazakh. Sacrifiés sur l'autel d'un règlement tatillon, les deux malheureux ont pu vérifier que la boulimie médiatique et la sévérité de façade du jury laissent peu de place aux considérations plus humanistes. On aurait en effet pu trouver bien des circonstances atténuantes à ces deux excommuniés de la dernière heure. Mais ils eurent beau plaider qu'ils avaient fait toute la descente du Galibier sous la pluie alors que le reste du peloton était passé entre les gouttes, rien n'y fît. On aurait pu envisager une remise de peine pour services rendus. Les défenseurs des faibles arguaient justement que Voigt avait joliment animé la course avec Moreau l'autre jour et porté le jaune en deux occasions sur le Tour. Quant à Hulsmans, qui s'était battu comme un beau diable pour ramener sa carcasse de flandrien sur la ligne, son sort était couru d'avance, puisqu'il cultive l'anonymat du porteur d'eau avec talent, mais résignation. Nous, nous n'avons pas peur de dire qu'en un jour comme celui-ci, nous avons plus de considération pour les crucifiés de l'arrière qui se font violence que pour les fantoches de l'avant qui se moquent de la course. Est-ce parce qu'on navigue un jour devant le camion-balai qu'on doit être renvoyé à la maison pour épousseter son étagère aux trophées ? Pour un Voigt et un Hulsmans châtiés, combien de Cipollini envolés par une porte dérobée? Combien de Kirsipuu se retirant sous sa tente dès que la route s'élève (11 participations, onze abandons !)?. Mais voilà, punir les battants et laisser les tricheurs repartir, les poches pleines de leurs primes de la première semaine, ne semble finalement déranger personne. Disons-le tout net: ce soir à Briançon, ce déni de justice nous laisse sans voix, même s'il nous donne envie de monter sur les barricades des révoltés pour hurler avec la majorité silencieuse du peloton: "Nous sommes tous des Kevin Hulsmans!"

18:18 Écrit par lucien prudence | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |